• Comment est née l’association contre la violence à Saint-Denis / Plaine Commune ?

    L'association contre la violence est née d'abord d'un collectif sans parti pris politique et racial. Un jour, de novembre 2003, à 19h à Saint Denis, Natacha Fellous a été victime d'un vol à la portière. Vitre passager brisée en mille éclats se répandant avec force à l'intérieur du véhicule et dans les cris de terreur, un bras ganté qui attrape furtivement son sac à main posé à même le sol. Pendant ce temps, cette nouvelle victime ne savait pas que d'autres subissaient le même jour, une agression plus ou moins violente mais de toutes les façons, une agression. En effet, la réalité, à Saint-Denis, Plaine Commune va bien au delà de l'imaginable, et ne peux être simplifiée et synthétisée par une série de statistiques. Des personnes âgées, frappées sans aucune retenue pour un porte monnaie à peine rempli, des gamins de 13 ans rackettés et terrorisés, des femmes pour la plupart agressées deux fois, voire trois, pour un sac dont le contenu ne méritait pas évidemment le traumatisme laissé. ….bref, une situation inacceptable dans une ville où ces citoyens ont choisi d'habiter parce qu'il fait aussi bon y vivre. Très rapidement, l'idée du collectif a suscité de très nombreux appels et réactions des Dionysiens et de personnes résidant en dehors de la ville. Le collectif en deux semaines à réunit plus de 350 signatures et s'est structuré en association (lien sur les statuts) pour dénoncer la violence à Saint Denis. Affirmer haut et fort que cette violence est inacceptable.
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Dernières Infos

Posté par sboucherrougui le 6 août 2010

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Communiqué de presse : 5 août 2010

SECURITE
L’ECHEC DES POUVOIRS PUBLICS NATIONAUX ET LOCAUX

L’Association Contre la violence à Saint-Denis / Plaine Commune souhaite réagir au plan sécurité annoncé par le gouvernement. Depuis 2004, notre association A-Politique a toujours défendu le droit à la sécurité pour tous. Aujourd’hui, suite aux nombreuses déclarations, nous souhaitons réagir sur plusieurs points. L’amalgame entre immigration et insécurité est dangereuse. Ces affirmations conduisent à la haine de l’autre, l’intolérance. L’opposition entre Français, Français issus de l’immigration et les immigrés ne règlera pas les violences.

Nous rappelons que la Seine-Saint-Denis reste le département le plus criminogène de France. Sur la ville de Saint-Denis, c’est +5% de vols violence depuis le début de l’année.

Les violences faîtes aux personnes ne cessent d’augmenter.

Nous estimons que la déchéance de la nationalité française n’aura que très peu d’effet sur la baisse de la délinquance générale et aucun impact sur l’inquiétante augmentation de la délinquance des mineurs puisque ces mineurs sont nés sur le territoire.

Il ne s’agit pas non plus, de problème d’intégration, d’assimilation ou d’absorption…Il n’y a que des délinquants dont l’origine ou la couleur importe peu…parole de victime ! L’arsenal juridique et les nombreuses réponses pénales suffisent à traiter tous les cas et toutes les affaires dès lors que la justice soit réactive et la même pour tous.

Pour éviter les dérives et la stigmatisation devenue quasi-systématique des habitants des quartiers populaires, nous appelons de nos vœux, depuis plusieurs années déjà, l’Etat et les collectivités (Intérieur, Justice, Education Nationale, Mairie, Plaine Commune) à travailler en cohérence pour lutter efficacement contre les violences.

Alors que Saint-Denis est la ville la plus insécure de France, nous attirons l’attention sur le fait qu’il n’existe aucun plan de prévention de la délinquance des mineurs définissant les actions à mettre en place à court, long et moyen terme dans les écoles, collèges, lycées, antennes jeunesse…. . Les effectifs de policiers manquent toujours sur le terrain, le taux d’encadrement des équipes reste trop faible, absence de formation des policiers…

Certains engagements municipaux n’ont toujours pas été respecté (développement des Maisons de la parentalité pour restaurer la responsabilité des familles, dispositif SOS Parents, Observatoire de la sécurité, recrutement de policiers municipaux, accueil plus importants de travaux intérêts généraux…).

Les échecs successifs des différentes politiques de sécurité menés jusqu’ici sont dus à la mauvaise implication de l’ensemble des élus nationaux et locaux qui restent les seuls décideurs en matière de sécurité publique. Les pouvoirs publics doivent prendre leurs responsabilités.

La sécurité est l’affaire de tous.

Les membres du bureau
Contact presse : Sénia Boucherrougui – 06 62 54 64 57

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Le bureau de l’Association Contre la violence à Saint-Denis /Plaine Commune

Posté par sboucherrougui le 4 août 2010

Les membres du bureau de l’Association Contre la Violence : 

Sénia Boucherrougui, Présidente

Jacques Caro, Vice-Président

Marie-Hélène Laurent, Secrétaire

Marc Rozanes, Secrétaire

Nina Boruwcky, Trésorière

Vous pouvez nous joindre par mail ou téléphone au 01 48 21 91 74 ou
06 62 54 64 57

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Les derniers articles de presse

Posté par sboucherrougui le 3 août 2010

Depuis sa création en 2004, l’Association Contre la Violence à Saint-Denis / Plaine Commune est régulièrement interviewée sur les problématiques de sécurité publique sur la ville par la presse française et étrangère.

Quelques articles du Parisien

Un coup de couteau pour un téléphone

SAINT-DENIS

Marie-Pierre Bologna | 27.03.2010, 07h00

Mercredi soir, une femme a été sérieusement blessée d’un coup de couteau au flanc gauche dans le quartier de la gare à Saint-Denis, un secteur miné par le trafic de drogue depuis deux ans. Elle marchait sur le parvis en direction de la gare RER D lorsqu’elle a été agressée par un homme qui lui a dérobé son téléphone portable.

Elle a réussi à se réfugier dans la gare, où elle a été prise en charge par le Samu 93, avant d’être transportée à l’hôpital Bichat, à Paris, où elle se trouvait toujours hier. Ses jours ne sont pas en danger, mais elle n’avait pas encore pu être entendue par les policiers. Pour l’association Saint-Denis contre la violence, cette nouvelle agression illustre « l’augmentation du nombre de faits de violence sur la ville ». Le 13 avril, l’association rencontrera, avec Saint-Denis Environnement et l’amicale des locataires Vivre mieux, Christian Lambert, le directeur de cabinet du préfet de police de Paris, pour réclamer plus d’effectifs de police et la création de deux unités territoriales de quartier (Uteq) dans le centre-ville-gare et à Floréal-Saussaie-Courtilles.

+ 8 % de vols avec violence

Marie-Pierre Bologna | 14.12.2009, 07h00

La délinquance augmente à Saint-Denis. Samedi, lors de la réunion du conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD) en mairie, les premières estimations policières délivrées ne sont pas encourageantes. Depuis le début de l’année, on a enregistré une hausse de 1 % des faits constatés.

Soit un total de 15 000 actes de vols, violence, etc. commis sur la commune entre le 1er janvier et la fin novembre.
Parmi les chiffres qui inquiètent les habitants réunis sur le parvis de l’hôtel de ville, samedi matin, les vols avec violence, à eux seuls, ont progressé à Saint-Denis de 8 %. « Le maire campe sur ses positions idéologiques contre la vidéosurveillance sur la voie publique. Ce n’est pas la seule solution à envisager mais la refuser par principe, c’est une posture irresponsable », s’emporte
Senia Boucherrougui, responsable de l’Association contre la violence qui réunit 200 membres.
« Je pars, je déménage, je change de ville »

« Les médiateurs de nuit, le seul engagement que la municipalité ait consenti à prendre, ne sont toujours pas en place », se plaint encore
Senia Boucherrougui. Autant de griefs contre le maire PC largement partagés par le groupe de Dionysiens rassemblés samedi matin. « Je pars. Je déménage. Je change de ville ! » lâche une femme qui habite le centre-ville depuis vingt ans. Quand elle rentre chez elle, elle dit recevoir des bordées d’insultes si, par malheur, il lui arrive de demander à un homme d’aller uriner ailleurs. Récemment, elle est tombée sur deux hommes qui s’échangeaient de la drogue. « Je suis passée au milieu d’eux sans les regarder, j’ai vraiment pris peur. »
Depuis la grosse opération policière cet automne dans le quartier de la gare, qui était devenu le supermarché du crack, le trafic a en effet essaimé un peu partout dans les rues du centre-ville. Lors du CLSPD, samedi matin, il a été rappelé que le commissariat de Saint-Denis compte 320
fonctionnaires. Les patrouilles, l’ouverture du poste de police et la cellule de veille seront maintenues dans le quartier de la gare. Dans les autres quartiers, des groupes de traitement local de la violence seront mis en place.
Concernant les caméras, la ville se défend. « Rien ne prouve que la vidéosurveillance soit une solution, insiste-t-on au cabinet du maire. Il n’y a aucune position idéologique de notre part. C’est au contraire pragmatique : 36 caméras en centre-ville visionnées 24 heures sur 24, c’est un million d’euros par an du budget ! » plaide-t-on. « Et chaque fois que l’Etat a décidé de l’implantation de caméras pour faciliter le travail de la police à l’hôtel de ville et à l’entrée de la gare , le maire a accepté. »

Le Parisien

La délinquance amorce une baisse sensible

C.S. | 26.06.2008

ON SAVAIT la Seine-Saint-Denis très criminogène, avec en tête le district de Saint-Denis, mais le constat chiffré publié mardi dans « le Figaro » a fait bondir plus d’un habitant et d’un élu. Au bilan du « palmarès de la violence », les sept premières villes « les moins sûres de France » sont dans le 93… Le constat portait uniquement sur les vols avec violence et coups et blessures volontaires en 2007. Or, selon les derniers chiffres du premier semestre 2008 communiqués par la préfecture de Seine-Saint-Denis, on assiste à une baisse « encourageante » de la délinquance sur le département, à l’exception très notable des braquages (voir encadré). Les vols avec violence, justement, sont en baisse de plus de 14 % sur le département au premier semestre. La délinquance générale a décru de plus de 5 %, et le taux d’affaires élucidées dépasse 30 %, près d’une affaire sur trois. Le nombre de mineurs impliqués, toujours regardé de très près par les autorités, baisse aussi un peu.

« Il faut rester humble sur les évolutions de tendance »

Il est à noter que depuis 2005 le département compte davantage de policiers (environ + 500), notamment après le constat alarmant de l’ancien préfet, Jean-François Cordet. Depuis 2006 plusieurs services ont été créés, comme la Brav (brigade de répression des agressions violentes), ou renforcés (la brigade anticriminalité départementale, le service d’ordre public…)

« L’engagement des policiers pour occuper la voie publique est important, commente Loïc Le Couplier, délégué départemental du syndicat de gardiens de la paix Alliance. Même si le nombre de faits reste très élevé, la baisse est significative, surtout celle de la délinquance de voie publique, qui reste la plaie de ce département. Elle pourrait être encore accrue si on recentrait l’activité des policiers sur ce secteur. La lutte contre l’immigration clandestine, contre les délits routiers, la sécurisation de visites ministérielles, font que les policiers ne peuvent pas être partout à la fois. »

Pas de quoi crier victoire, en effet, puisque les chiffres restent notables : plus de 67 000 faits de délinquance générale recensés depuis le 1 e r janvier, soit une moyenne de 400 faits par jour tout de même sur un département de plus de 1,4 million d’habitants. Et sur le terrain, le ressenti est parfois à l’opposé des chiffres. « On ne perçoit pas cette baisse, au contraire, estime Sénia Boucherrougui, de l’Association contre la violence à Saint-Denis, créée il y a quatre ans. On connaît des gens qui ne vont même plus déposer plainte. Les homicides et les rixes sont aussi très inquiétants. » « Il faut toujours rester très humble sur les évolutions de tendance », note un commissaire.
Le Parisien

Cet article a été publié dans la rubrique SEINE SAINT DENIS

Rassemblement pour la pharmacienne tuée

10.11.2007

SAINT-DENIS, HIER SOIR. Une centaine de personnes se sont rassemblées devant l’ancienne mairie de Saint-Denis afin de rendre hommage à Luong Phong, la femme de 56 ans décédée lundi des suites de ses blessures lors d’un vol à l’arraché commis la veille, rue de la République. Réunis à l’appel de l’association Contre la violence à Saint-Denis – Plaine Commune, les manifestants ont déployé une banderole et déposé une gerbe de fleurs en mémoire de la victime. De nombreux élus avaient également fait le déplacement, dont Didier Paillard, le maire (PCF) de la ville. « Nous dénonçons la gravité des violences depuis des années », a expliqué Sénia Boucherrougui, porte-parole de l’association. « Une nouvelle étape a été franchie, puisque cette fois une personne est morte. » Alors que la police recherche toujours des témoignages permettant d’identifier les agresseurs de Luong Phong, l’association a demandé que tout soit mis en oeuvre pour les trouver. « Nous demandons aux pouvoirs publics – ministre de l’Intérieur, préfet, maire de Saint-Denis – de prendre toutes les dispositions pour assurer notre sécurité », a ajouté Sénia Boucherrigui. Censé être silencieux, le rassemblement a rapidement éclaté en plusieurs débats plus ou moins virulents sur la sécurité à Saint-Denis. Période de prémunicipales oblige, les discussions n’étaient pas exemptes d’arrière-pensées politiques. « Aujourd’hui, je suis là comme un citoyen », estime Paul, Dionysien depuis vingt-sept ans. « Demain, je viendrais en tant que militant », lors du rassemblement organisé par l’UMP (à midi devant la mairie).

Le Parisien

Cet article a été publié dans la rubrique SEINE SAINT DENIS

Michèle Alliot-Marie à l’écoute du terrain

L’événement

Carole Sterlé et Gwenael Bourdon | 20.07.2007

LA SEINE-SAINT-DENIS, Michèle Alliot-Marie s’y intéresse de près. Difficile pour un ministre de l’Intérieur de rester les bras croisés lorsque sort un rapport accablant sur les relations de confiance entre la population et la police. MAM a beau affirmer que le 93 ne servira pas de terrain expérimental, c’est là que se tiendra la première « conférence de cohésion » à l’automne. Après Clichy-Montfermeil le 2 juillet, Saint-Denis accueillait hier une « réunion de cohésion », avec des représentants d’associations, des policiers, des élus… pour écouter et chercher des pistes d’amélioration. « Il n’y a pas de solution toute faite » « Je ne suis pas là pour jouer au ministre qui sait tout, il n’y a pas de solution toute faite », lance Michèle Alliot-Marie à une assemblée triée sur le volet. Avant cela, elle a rencontré à huis clos policiers et pompiers. Elle s’est même offert un petit détour par la place du Caquet en centre-ville et a pris la pose avec quelques habitants, tandis que l’adjoint au maire (PCF) Stéphane Peu était chargé de prendre les photos avec les téléphones portables des habitants. « Je veux être à l’écoute du vécu, de l’expérience, des actions menées sur le terrain », assure la ministre, n’hésitant pas toutefois à recadrer le débat. « Nous ne sommes pas là pour régler les problèmes syndicaux », lance-t-elle sèchement à un représentant de l’Unsa-Police qui déplore l’insuffisance des moyens. « Si on sortait certains fonctionnaires de derrière leurs bureaux, on réglerait aussi le problème », ajoute-t-elle. Le micro circule et, les uns après les autres, ils expriment leurs attentes. Plus de subventions pour l’association Voix d’elles rebelles qui assiste 500 personnes par an et lutte contre la violence, l’attente de caméras de vidéosurveillance, le manque de policiers municipaux… « Depuis trois ans, on vit les agressions au quotidien. Au bout d’un moment, la population a perdu confiance », estime Sénia Boucherrougui, de l’Association contre la violence. « La cohésion sociale sera renforcée si nous parvenons à faire revenir des médecins libéraux dans le 93, estime Nicolas Fouque, de la direction de l’hôpital Delafontaine. Et si nous ne restons pas les seuls présents jour et nuit sur le territoire. » Cette visite laisse un sentiment mitigé à l’adjoint au maire : « Elle est restée plus de quatre heures, c’est une vraie immersion, reconnaît Stéphane Peu. Mais Saint-Denis, pour un ministre de l’Intérieur, c’est quasiment un passage obligé. Avant Alliot-Marie, nous avons vu passer Sarkozy, Villepin… Sans obtenir de réponses sur le manque de moyens, la disparition de la police de proximité. » Les propositions viendront peut-être à l’automne. La ministre reviendra, avec « des collègues » a-t-elle assuré, « parce que, seul, le ministre de l’Intérieur ne peut pas tout ».

Le Parisien

Cet article a été publié dans la rubrique Seine Saint Denis

Saint-Denis

« Pas un jour sans qu’on nous parle d’une nouvelle agression »

C.S. | 13.06.2005

IL FALLAIT ÊTRE SOURD et aveugle pour ne pas saisir les propos des marcheurs qui se sont frayé un chemin, samedi, dans la cohue de la rue de la République, à Saint-Denis. Ecrit noir sur blanc sur une grande banderole et bruyamment martelé jusqu’aux portes de la mairie, le slogan était sans équivoque : « Stop à toutes les violences, agir c’est le dire ! » Depuis deux ans déjà, la question mobilise, mais jamais encore pareille marche n’avait été organisée. Un rassemblement unitaire à l’appel d’une dizaine d’associations locales, qui oeuvrent auprès des riverains, des femmes, des jeunes, des commerçants ou des sans-papiers et se rejoignent sur un même constat : la violence enfle et pourrit le quotidien de tous. Samedi, 150 personnes ont voulu, d’une même voix et en plein centre-ville, « casser la loi du silence » et réclamer l’action de l’Etat et de la mairie. « On sent bien que ce sujet laisse indifférents pas mal de gens… », constate un père de famille en fin de cortège. Les passants prennent le tract, jettent un oeil aux banderoles, mais la plupart poursuivent leur route. « Moi, je trouve plutôt qu’il y a trop de flics, estime un jeune homme à la porte d’un café. Avec tous les cars de CRS, on se croirait à Bagdad ! » Un ballon blanc dans une main, une pile de tracts dans l’autre, Marie-Hélène, de l’Association contre la violence, explique pourtant que les exemples sont quotidiens. « Il n’y a pas un jour sans qu’on nous parle d’une nouvelle agression. Dans le centre commercial, on a l’impression que, passé 19 heures, il y a un couvre-feu. Ce qui est terrible, c’est que la violence est si fréquente que les gens l’ont intégrée au point de considérer qu’un vol de téléphone portable dans la rue n’est pas une agression parce qu’il n’y a pas de violence physique ! » Pour elle, il faudra en passer par l’augmentation des forces de police. « Dans le but de bien vivre tous ensemble, insiste Marie-Hélène. Cette ville, on l’aime et on veut y rester. Notre démarche est citoyenne, on n’est pas raciste ni facho. » En tête de cortège, Sarah Oussékine, présidente de Voix d’Elles Rebelles, et Sénia Boucherrougui, étaient aussi là pour en témoigner.

Le Parisien

Cet article a été publié dans la rubrique Seine Saint Denis

Saint-Denis : mobilisation générale contre la violence

L’événement

Eric Bureau | 11.06.2005

MANIFS, appels, débats… Depuis deux ans, responsables associatifs, salariés et habitants de Saint-Denis s’élèvent régulièrement contre la violence. Mais jamais la mobilisation de la rue n’avait été aussi forte qu’elle devrait l’être aujourd’hui. Un collectif d’une quinzaine d’associations, de Voix d’Elles-Rebelles à la CGT EDF, des foyers Aftam et Sonacotra au collectif des commerçants et artisans, organise à 15 heures une manif dans le centre-ville sous la bannière Stop à toutes les violences. Victimes ou témoins de vols avec violence ou d’agressions, en particulier dans le centre, autour de la gare et sur la Plaine, ces citoyens interpellent les pouvoirs publics – Etat, conseils général et régional, municipalité – sur leurs « défaillances et carences ». « Depuis notre premier rassemblement, en avril 2004, la parole des victimes s’est libérée », note Sénia Boucherrougui, présidente de l’association pionnière contre la violence à Saint-Denis-Plaine Commune. Dans le tract annonçant la manif, le collectif parle de « situation d’urgence ». Mais si, parmi leurs propositions, les signataires réclament davantege de policiers et une plus grande sanction des délits, ils parlent aussi d’une police nationale de proximité « bien formée, bien encadrée et respectueuse ». « Nous voulons tous que Saint-Denis reste une ville solidaire, accueillante et populaire », disent-ils. « Situation d’urgence » Pierre Ivorra, qui a lancé il y a un mois « l’appel du centre-ville contre les violences », sera dans le cortège. Observant « une accélération des actes de violence » dans son quartier de la place du Caquet, il a été reçu jeudi soir avec une dizaine de voisins par la sous-préfète de Saint-Denis, Joëlle Le Mouel. « Au-delà de nos différences, plus nous serons nombreux pour construire, plus nous avons de chances d’être entendus », dit-il, en précisant que la représentante de l’Etat leur a proposé de créer rapidement un groupe de travail sur les problèmes du centre-ville au sein du CLSPD (conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance). Par contre, l’association la Vie ensemble, pas la loi du plus fort, apparue au début de l’année, boycotte la manif. Dans un tract rédigé avec Ras l’front et des éducatrices de la PJJ (protection judiciaire de la jeunesse), elle estime « plus utile de retisser des liens, du dialogue et de la confrontation d’idées que de ressasser les improbables y a qu’à ». Le Parlement des femmes, également signataire du tract, invite les Dyonisiens à se retrouver à midi autour d’un pique-nique « festif et partageux » dans le parc de la Légion-d’Honneur. Départ de la manifestation à 15 heures au début de la rue de la République, sur la place de l’Église-Neuve.

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Saint-Denis

Agression raciste en centre-ville

Guillaume Auda | 24.03.2005

A L’ENTRÉE, passants et clients sont prévenus. « Suite à l’agression raciste, lâche et gratuite dont a été victime le docteur Vidal-Naquet, le cabinet est provisoirement fermé, au moins jusqu’au 29 mars 2005. » Une annonce lapidaire, en forme de cri de colère, placardée sur la porte en lettres rouges sur fond blanc. Le rouge pour le sang tout simplement. Celui qui a coulé après que Nicolas Vidal-Naquet, vétérinaire à Saint-Denis depuis 14 ans, a été violenté par trois gamins sans envergure. Mardi soir, alors qu’il termine son service, le vétérinaire se dirige vers l’entrée de son cabinet, d’où il passe un coup de téléphone. Son regard se pose sur une bande de jeunes postés devant l’immeuble qui fait face. Un adolescent d’à peine 14 ans s’approche, l’air plutôt véhément. « Y a un problème ou quoi ? Pourquoi tu nous mates comme ça ? » lâche le minot. Incompréhension du premier, rengaine du fantoche, l’engrenage est classique : le ton monte et les insultes fusent. Deux autres jeunes s’approchent, plus costauds, et les coups partent. « T’as qu’à pas nous regarder comme ça, espèce de sale Blanc », assène l’un des agresseurs à sa victime. De l’autre côté de la rue, la bande se « marre ». « Espèce de sale Blanc » Le vétérinaire, lui, plie sous la violence et tombe à terre. « Par chance, la porte s’est refermée derrière moi. Autrement j’aurai été massacré », raconte l’homme, le visage tuméfié. Résultat, contusion de la mâchoire et des cervicales, une dent cassée, pratiquement une nuit à l’hôpital et cinq jours d’ITT. Nicolas Vidal-Naquet enrage. Lui, ce petit-fils de déportés, neveu également du grand historien Pierre Vidal-Naquet, celui-là même qui dénonça en son temps la torture en Algérie. « Etre traité de sale Blanc est une insulte immonde, terrifiante, un acte totalement gratuit. Je ne comprends pas… » L’homme a fini par porter plainte. Hier soir, rue Jean-Jaurès, le malaise était profond. Vers 19 heures, une vingtaine de personnes se sont rassemblées devant le cabinet du vétérinaire. Parmi eux, des représentants de l’Association contre la violence à Saint-Denis. Pour
Senia Boucherrougui, sa présidente, « cet acte odieux appelle une réponse ferme. Nous refusons tous les racismes, qu’ils soient dirigés contre les Blancs, les Noirs ou les Arabes. Le problème, c’est qu’ici la situation est de plus en plus inquiétante, les gens se replient et se communautarisent. La municipalité doit réagir au plus vite. » Echaudé mais probablement rassuré par les soutiens, dont celui du maire, Didier Paillard, le docteur conclut sobrement : « Je ne suis ni juif, ni catholique, ni blanc, ni noir, je suis simplement Nicolas Vidal-Naquet. »

Le Parisien

Cet article a été publié dans la rubrique Seine Saint Denis

Une marche pour dire « stop à la violence »

Manifestation

Alain Martin | 22.11.2004

UNE PETITE PLUIE fine et pénétrante commence à tomber samedi sur la ville lorsque, vers 15 h 30, le cortège des manifestants s’ébranle de la place de l’Eglise-Neuve à Saint-Denis. Près de deux cents personnes ont répondu à l’appel de l’Association contre la violence à Saint-Denis – Plaine Commune. Un mouvement qui s’est créé en début d’année pour dénoncer les agressions commises dans la ville, essentiellement contre les femmes et les personnes âgées. « Les gens ont peur. Ils sortent très peu le soir. Avant, les voleurs se contentaient d’arracher un sac à main ou un portable. Maintenant, les agressions sont accompagnées de violence », explique Sénia Boucherrougui, la présidente de cette association « sans parti pris politique et racial ». Les manifestants, qui descendent la rue piétonne bondée derrière une grande banderole frappée du panneau rouge d’interdiction et de l’inscription « stop à la violence », ne sont pas aussi nombreux que les organisateurs l’espéraient mais très déterminés, rabâchant inlassablement des slogans accompagnés de coups de sifflet à roulette. « Nous voulons une ville agréable à vivre , propre et sûre » Les panneaux brandis au-dessus de la foule sont clairs. « Nous voulons une ville agréable à vivre, propre et sûre », réclame l’un. D’autres demandent la création d’une police municipale ou le doublement des effectifs de police sur la ville. Des élus socialistes et de droite, venus à titre personnel, se trouvent dans le cortège. Paule, la cinquantaine bien mise, tient à crier sa colère. Elle a été attaquée en plein jour alors qu’elle retirait de l’argent au distributeur automatique de billets. Son agresseur a tenté de lui arracher son sac à main. Comme elle s’accrochait à la bandoulière, il a tiré jusqu’à ce qu’elle tombe et finisse par le lâcher. « Il a retiré immédiatement de l’argent avec la carte bleue, car il avait vu le numéro par-dessus mon épaule », explique la victime. Quelques jours plus tard, elle apprenait que le voleur avait fait pour 3 200 d’achat dans les magasins avant qu’elle n’ait pu faire opposition. Une expérience douloureuse qui a convaincu cette habitante de quitter Saint-Denis. « En janvier, nous partons nous installer à Caen, alors que je me plaisais ici », précise-t-elle. L’association, qui a déjà été reçue au ministère de l’Intérieur, a l’intention de poursuivre son action, en rencontrant notamment les différents groupes parlementaires « afin que la question de l’insécurité sur Saint-Denis soit portée au niveau de l’Assemblée nationale ».

Le Parisien

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Les chiffres de l’insécurité

Posté par sboucherrougui le 21 mai 2010

VIOLENCES – +10%

CROISSANCE A DEUX CHIFFRES POUR SAINT-DENIS

Juin 2010 

Le nouveau Préfet M. Lambert vient d’annoncer que pour la seule circonscription de Saint-Denis, la délinquance a augmenté de 10% sur notre ville.

Lors de sa rencontre avec Préfet le Mercredi 19 mai dernier, l’Association Contre la Violence à Saint-Denis / Plaine Commune a de nouveau interpellé le représentant de l’Etat sur la situation inquiétante et la dégradation de nos conditions de vie.

Tous les quartiers sont touchés par des problèmes de violence et de délinquance. Nous lui avons rappelé qu’elles touchent les plus faibles d’entres nous. En six ans d’existence de l’Association force est de constater que les différentes politiques menées en matière de lutte contre l’insécurité n’ont pas réussies à endiguer et à faire régresser les violences sur notre ville.

Nous avons également rappelé au Maire ses responsabilités en matière de sécurité publique. Celui-ci est dans l’incapacité de prendre des mesures fortes et d’exercer ses pouvoirs de Police du Maire à titre d’exemple : sur la mise en place de la vidéoprotection sur la voie publique, il n’a pas souhaité s’exprimer sur le sujet avec le Préfet . Pas un mot non plus sur le projet de mise en place des correspondants de nuit, sur l’amélioration de l’éclairage public, sur le ré-aménagement de certains espaces, sur les violences scolaires, le fonctionnement de la direction de la tranquillité publique qui compte près de 100 personnes, la direction de la jeunesse et des actions de prévention. Bref, il aurait pu faire semblant mais il ne se donne même plus cette peine. Que dire du CLSPD dont le Maire détient la présidence et quasi au point mort, instance d’une extrême importance qui doit permettre de coordonner les actions de la Police, Justice, Municipalité, Bailleurs sociaux, Transporteurs.

Nous appelons les habitants à continuer de refuser cette situation. La sécurité est un droit inscrit dans la déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen.

Les pouvoirs publics, les élus, doivent prendre leurs responsabilités.

Sénia Boucherrougui, Présidente et les membres du bureau  

 

Les chiffres de l’année 2008

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Communiqué de presse

Posté par sboucherrougui le 21 mai 2010

logohomegauche.gif Le 18 Mai 2010

COMMUNIQUÉ DE PRESSE 

La vidéo protection s’installe

à Saint-Ouen mais toujours pas

à Saint-Denis

Après Pierrefitte, Epinay, Drancy, La Courneuve, Aubervilliers, Saint-Ouen installe la vidéo-protection.

L'Association contre la Violence attire l’attention sur le fait que les élus de Saint-Denis ne souhaite volontairement pas s’équiper d’un système de vidéo-protection.

Toutes les villes autour de Saint-Denis très touchés par les problématiques de violence et d’insécurité ont fait le choix d’étudier toutes les solutions pour protéger les habitants de leurs villes. Les maires(ses) de ces villes ont consciences que cet outil dissuasif ne règlera pas tous les problèmes mais qu’il permettra d’améliorer les enquêtes de police. 

La ville de Saint-Denis, devient une enclave et la plateforme centrale des trafics et des violences (drogues, contrefaçons, prostitution, vols à l’arraché, vols violence, agressions à domicile qui se multiplient…). Les habitants de tous les quartiers souffrent, ils sont victimes de l’inertie des pouvoirs publics.

Nous appelons de nouveau l'Etat et le Ministère de l'Intérieur à prendre toutes les mesures nécessaires et urgentes qui s'imposent pour faire régresser les violences sur notre ville. Nous appelons le Maire de la ville à travailler plus sérieusement sur la question de notre sécurité publique. Nous souhaitons que soit organisé un véritable "débat public" en présence des représentants de l'Etat et des élus pour traiter de la sécurité publique de la ville.

Les membres du bureau - Contact : Sénia Boucherrougui :  06 62 54 64 57

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L’association contre la violence à Saint Denis Plaine commune

Posté par marcrozanes le 13 décembre 2008

L’association est composée d’habitants de Saint Denis, de personnes y travaillant et de visiteurs de cette ville.

Elle a été créée en février 2004 pour dire non aux agressions portées sur les personnes directement ou indirectement

Des articles de presse, des reportages télévisés et radiophoniques (revue de presse) ont fait connaître le mouvement.

Une adresse mail colvp@voila.fr a très rapidement permis le recueil de témoignages de victimes ou de proches de victimes, des mots de sympathie et un point commun pour tous : le ras le bol important et justifié d’une population se sentant réellement en danger.

L’association contre la violence à Saint Denis n’est plus devenue, l’affaire d’une personne mais très rapidement d’un groupe de citoyens absolument concernés par sa sécurité, par celle de ses enfants, de ses voisins…Ce groupe aujourd’hui ne fait qu’un et ne demande qu’à s’élargir (bulletin d’adhésion)

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Madame Thorigny, 102 ans morte dans une rue de Saint Denis pour quelques euros

Posté par marcrozanes le 13 décembre 2008

Marie Thorigny, 102 ans, a été attaquée dans une rue de Saint Denis pour quelques euros.
Elle est décédée quelques jours plus tard des suites de ses blessures.
Née en Bretagne, elle a habité et travaillé à Saint Denis toute sa vie.

Patrick Braouezec, député de Saint Denis et président de Plaine Commune et Didier Paillard, maire de Saint Denis n’ont pas jugé devoir assister à ses funérailles.

Il faut dire que à quelques jours de là, lors de la réunion du comité local de prévention de la délinquance de Saint Denis, le maire de Saint denis avait tenu à rappeler qu’il avait été élu sur un programme et qu’il n’avait pas l’intention d’y déroger. Ce genre de propos nous rappelle quelque chose…

Tout ce qui ne figure pas expressément dans le programme municipal est écarté, à commencer par la vidéo protection (qui serait pourtant subventionnée par l’état) !

Dans ce programme, par contre, figure le doublement des effectifs de la police nationale. Une promesse qui n’engage à rien…

Les ultra-libéraux qui s’opposent à toute action municipale contre la violence s’obstinent à confondre jeunes et délinquants, pauvres et voyous. Nous refusons ces amalgames.

Nous revendiquons pour tous le droit de vivre et travailler en paix:

· Le droit pour les jeunes d’aller à l’école sans être menacés ou rackettés

· Le droit pour les personnes agées de circuler sans être attaquées pour un porte-monnaie ou une carte bleue.

· Le droit de prendre les transports en commun en toute sécurité.

· Le droit de circuler en voiture sans être victime d’un « vol à la portière ».

· Le droit pour tous de sortir la nuit sans peur.

Les partisans de la loi de la jungle prétendent défendre les libertés publiques.

La déclaration des droits de l’homme et du citoyen, dans son article 2, met à égalité le droit à la liberté et le droit à la sécurité (sûreté).
Le préambule de la constitution de 46 proclame: [La nation] garantit à tous, notamment à l’enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs.
Le droit à la sécurité n’est pas un droit de second ordre !
Tous ensemble, revendiquons notre droit à vivre librement et sans crainte.
Disons NON à la violence à Saint Denis !
NON à ceux qui la justifient

Et soutenons les efforts de ceux qui la combattent !

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31,27

Posté par marcrozanes le 30 juin 2008

31,27 vols violents et coups et blessures volontaires pour 1000 habitants à Saint Denis.   Ce triste record, du département, de la région et du pays, nettement supérieur à la moyenne de toutes les villes de France de plus de 20.000 habitants (5,93 faits pour 1000 habitants) illustre la situation extrêmement dégradée dans laquelle nous nous trouvons.  violence.jpg

 

L’agglomération de Plaine commune se distingue tout aussi tristement dans ce palmarès, établi à partir des chiffres de la police judiciaire, publié dans le figaro du 23 juin 2008. Comme l’association contre la violence ne cesse de le répéter depuis 4 ans, les pouvoirs publics, locaux et nationaux doivent accorder une attention particulière à notre territoire. Il ne sert à rien de s’enfermer dans des débats stériles opposant la police municipale à la police nationale, les jeunes aux moins jeunes, la prévention à la répression, la commune ou l’agglomération à l’état. L’association contre la violence appelle les personnes qui travaillent ou habitent à Plaine Commune à la rejoindre pour défendre leur droit de vivre et de circuler en sécurité. 

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Les réponses des candidat(e)s à l’Association

Posté par jeanluke le 14 février 2008

 

Liste LCR

Cathy BILLARD lire

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Liste UMP

Xavier DUCOS-FONFREDE lire

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Liste indépendante

Sophie DURAND lire

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Liste des Verts « Imagine Saint Denis »

Maud LELIEVRE a fusionné avec « ensemble pour l’Avenir de Saint Denis »

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Liste MODEM

Claire O’PETIT lire

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Liste « Saint Denis pour tous »

Didier PAILLARD lire

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Liste « Ensemble pour l’Avenir de Saint Denis »

Georges SALI                                   lire

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Réponse de Georges Sali à l’adresse publique de l’association contre la violence

Posté par marcrozanes le 13 février 2008

Bonjour,

Je vous remercie pour l’engagement citoyen de votre association qui, par cette démarche, tend à fournir des éléments d’appréciation sur la question de la sécurité à Saint-Denis à nos concitoyens.

La liste « ensemble pour l’avenir de Saint-Denis » s’est engagée sur un ensemble de propositions dans ce domaine qui est, selon nous, au coeur des préoccupations des Dionysiens.

Le document suivant est un extrait de nos 58 propositions :

VI- Vivre paisiblement dans notre ville

L’insécurité est réelle à Saint-Denis : la nouvelle Municipalité doit s’engager résolument dans une politique de tranquillité publique pour tous.

è adoption d’un nouveau contrat local de sécurité («nouvelle génération») avec mise en œuvre des actions coordonnée par la Ville

è travail en étroite concertation avec les institutions Police et Justice

è soutien engagé aux politiques de prévention de la délinquance

è programme d’aide systématique et concrète aux victimes d’actes délictueux

è demande du doublement des effectifs de la Police nationale et de mise en place d’une vraie Police de proximité ; aide au rétablissement de la confiance entre la Police et les habitants

è renforcement de la Police municipale en effectifs avec des missions claires dans tous les quartiers

è mise en place de la vidéo protection dans certains lieux publics très fréquentés

è présence renforcée dans l’espace public (éducateurs de rue, médiateurs, correspondants de nuits, …)

è forte implication municipale pour aider à la mise en œuvre efficace de TIG comme alternative aux peines de prison.

Vous pourrez constater notre détermination à ce que la future Municipalité soit pleinement engagée dans l’action en faveur du retour à la tranquillité publique pour tous dans notre ville.

Les différents points concrets que vous évoquez dans votre interpellation sont d’ores et déjà inclus dans les fiches actions du Plan de Prévention de la Délinquance adopté en juin 2006. Les élus socialistes l’avaient pleinement approuvé. La Direction municipale a refusé de le mettre en oeuvre malgré sa signature solennelle avec le représentant de l’Etat ! Je vous invite à vous reporter aux déclarations du Maire-adjoint à la Tranquillité Publique, M. Alain Laute, lors de la dernière séance du Conseil Municipal.

Dès le mois d’avril, une fois la nouvelle majorité installée, nous aurons la volonté de respecter les engagements pris dans les meilleurs délais.

Espérant avoir répondu à vos interogations et restant à votre disposition,

Très cordialement à votre écoute,

Georges Sali

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