• Comment est née l’association contre la violence à Saint-Denis / Plaine Commune ?

    L'association contre la violence est née d'abord d'un collectif sans parti pris politique et racial. Un jour, de novembre 2003, à 19h à Saint Denis, Natacha Fellous a été victime d'un vol à la portière. Vitre passager brisée en mille éclats se répandant avec force à l'intérieur du véhicule et dans les cris de terreur, un bras ganté qui attrape furtivement son sac à main posé à même le sol. Pendant ce temps, cette nouvelle victime ne savait pas que d'autres subissaient le même jour, une agression plus ou moins violente mais de toutes les façons, une agression. En effet, la réalité, à Saint-Denis, Plaine Commune va bien au delà de l'imaginable, et ne peux être simplifiée et synthétisée par une série de statistiques. Des personnes âgées, frappées sans aucune retenue pour un porte monnaie à peine rempli, des gamins de 13 ans rackettés et terrorisés, des femmes pour la plupart agressées deux fois, voire trois, pour un sac dont le contenu ne méritait pas évidemment le traumatisme laissé. ….bref, une situation inacceptable dans une ville où ces citoyens ont choisi d'habiter parce qu'il fait aussi bon y vivre. Très rapidement, l'idée du collectif a suscité de très nombreux appels et réactions des Dionysiens et de personnes résidant en dehors de la ville. Le collectif en deux semaines à réunit plus de 350 signatures et s'est structuré en association (lien sur les statuts) pour dénoncer la violence à Saint Denis. Affirmer haut et fort que cette violence est inacceptable.
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BETEMENT!!! L’affaire Messaoudène

Dans un courrier paru dans le Journal de Saint Denis, un membre du Cabinet du Président de Plaine Commune s’en prenait à l’Association contre la Violence, l’accusant de récupération politique. Ce Monsieur décrétait que Mme Luong Phong était « morte bêtement » ( ???!!!). Et pour faire bonne mesure s’en prenait aux participants au rassemblement silencieux du 9 Novembre, accusés d’attaquer la Municipalité. Rappelons que la plupart des élu(e)s municipaux étaient présent(e) à ce rassemblement, et, en particulier, le Maire de Saint Denis. Comprenne qui pourra !!! A moins que ce ne soit, au contraire, très clair. Un élu d’importance manquait à cet hommage, le Président de Plaine Commune et Député de la Circonscription.

Depuis cette attaque en règle, l’Association contre la Violence croule sous les messages de soutien.

Voici le communiqué de l’Association contre la Violence :

logohomegauche.gifAssociation contre la violence

à Saint Denis / Plaine Commune le 23 novembre 2007

 

Droit de réponse à Monsieur Messaoudène chargé de mission à Plaine Commune (Collaborateur Groupe Communiste et Partenaire) mais également citoyen de gauche

Monsieur,

Nous vous rappelons que l’Association Contre la Violence à Saint-Denis / Plaine Commune existe depuis maintenant 4 ans. Elle a défendu et apporté son aide à de nombreuses personnes victimes de vol avec violence. Nous n ‘avons eu de cesse de militer pour un droit à la sécurité pour tous en organisant de nombreuses manifestations et en rencontrant tous les acteurs concernés des pouvoirs publics : (Ministre, Préfet, Sous Préfet, Maires, Commissaires,….). Nous sommes pour votre information une association sans parti pris politique ou racial. C’est en toute liberté que nous agissons !

Vous vous permettez de porter un jugement diffamatoire sur notre association et sur l’ensemble de nos adhérents et sympathisants dans votre communiqué du JSD N° 724 paru le mercredi 21 novembre. Vous créez délibérément la confusion et l’amalgame en parlant des 2 rassemblements qui ont eu lieu.

Pour rappel, puisque vous étiez présent : l’association Contre la Violence a organisé un rassemblement le vendredi 9 novembre 2007 à 18 H 00 devant le parvis de la Mairie. Vous semblez scandalisé par le fait que ce rassemblement a eu lieu devant la place Jean Jaurès qui, je vous le rappelle, est avant tout un lieu institutionnel appartenant à tous les citoyens ; je suis choqué que Monsieur le Maire présent ce soir là puisse pointer du doigt la municipalité (‘intéressant, non ?). Nous tenons à vous rassurer ; la gerbe de fleur a été déplacée sur le lieu ou Madame Luong Phong à été agressée.

Lorsque vous écrivez que nous avons utilisé la mort de Madame Luong Phong à des fins politiques, c’est un pur mensonge. Nous avons toujours soutenu toutes les victimes et n’avons, contrairement à ce que vous affirmez, aucun lien avec un ou des partis politiques. Nous rencontrons et échangeons régulièrement avec les élus et responsables politiques de Saint-Denis de toutes tendances.

Vous dénaturez sciemment le sens de notre initiative en parlant de récupération politique, Madame Luong est décédée suite à une agression violente et non pas comme vous l’écrivez « bêtement ».

Les principaux partis politiques étaient représentés à notre rassemblement pour rendre hommage à Madame Luong et en premier lieu Monsieur le Maire, des élus PCF, Socialistes, UDF, UMP…. Il ne manquait qu’un seul élu d’importance le député de la circonscription et nous le regrettons. En revanche, il semblerait que vous n’ayez pas compris le sens des quelques mots qui ont été prononcé dans le discours que j’ai tenu. Nous ne cherchons pas à dédouaner de leurs responsabilités ni la droite, ni la gauche cela ne nous intéresse pas ! Ce qui nous intéresse c’est l’ensemble des dispositifs et actions concrètes qui ont été mis en place pour que cesse l’escalade de la violence sur notre ville.

Vous nous accusez de réagir sous le coup de l’émotion et de ne pas prendre de distance face à cet acte barbare mais les discours politiquement corrects finissent par ressembler à des injures vis à vis des victimes. C’est d’ailleurs pour cette raison que des habitants ont réagi et cela est bien la preuve d’une demande très forte de la population qui attend de tous les pouvoirs publics un travail réel et sérieux sur la question de la violence dans notre ville.

Vous parlez de l’article du Parisien du 12 novembre, nous ne voyons pas en quoi il concerne le rassemblement de notre association. Lisez plutôt l’article de ce même journal du samedi 10 novembre vous y verrez plus clair. Nous vous invitons également à lire le JDS n 723 les faits et notre action y sont très bien relatés !

PS. : Pour aller jusqu’au bout de votre réflexion, il aurait été plus audacieux de citer le nom de notre association dans votre courrier.

L’Association Contre la violence – Senia Boucherrougui/Présidente, les Membres du Bureau

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