• Comment est née l’association contre la violence à Saint-Denis / Plaine Commune ?

    L'association contre la violence est née d'abord d'un collectif sans parti pris politique et racial. Un jour, de novembre 2003, à 19h à Saint Denis, Natacha Fellous a été victime d'un vol à la portière. Vitre passager brisée en mille éclats se répandant avec force à l'intérieur du véhicule et dans les cris de terreur, un bras ganté qui attrape furtivement son sac à main posé à même le sol. Pendant ce temps, cette nouvelle victime ne savait pas que d'autres subissaient le même jour, une agression plus ou moins violente mais de toutes les façons, une agression. En effet, la réalité, à Saint-Denis, Plaine Commune va bien au delà de l'imaginable, et ne peux être simplifiée et synthétisée par une série de statistiques. Des personnes âgées, frappées sans aucune retenue pour un porte monnaie à peine rempli, des gamins de 13 ans rackettés et terrorisés, des femmes pour la plupart agressées deux fois, voire trois, pour un sac dont le contenu ne méritait pas évidemment le traumatisme laissé. ….bref, une situation inacceptable dans une ville où ces citoyens ont choisi d'habiter parce qu'il fait aussi bon y vivre. Très rapidement, l'idée du collectif a suscité de très nombreux appels et réactions des Dionysiens et de personnes résidant en dehors de la ville. Le collectif en deux semaines à réunit plus de 350 signatures et s'est structuré en association (lien sur les statuts) pour dénoncer la violence à Saint Denis. Affirmer haut et fort que cette violence est inacceptable.
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Association contre la Violence à Saint Denis/Plaine Commune BP 26 93201 Saint Denis Cedex colvp@voila.fr

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Communiqué de presse : 5 août 2010

SECURITE

L’ECHEC DES POUVOIRS

PUBLICS

NATIONAUX ET LOCAUX

L’Association Contre la violence à Saint-Denis / Plaine Commune souhaite réagir au plan sécurité annoncé par le gouvernement. Depuis 2004, notre association A-Politique a toujours défendu le droit à la sécurité pour tous. Aujourd’hui, suite aux nombreuses déclarations, nous souhaitons réagir sur plusieurs points. L’amalgame entre immigration et insécurité est dangereuse. Ces affirmations conduisent à la haine de l’autre, l’intolérance. L’opposition entre Français, Français issus de l’immigration et les immigrés ne règlera pas les violences. Nous rappelons que la Seine-Saint-Denis reste le département le plus criminogène de France.
Sur la ville de Saint-Denis, c’est +5% de vols violence depuis le début de l’année.

Les violences faîtes aux personnes ne cessent d’augmenter.

Nous estimons que la déchéance de la nationalité française n’aura que très peu d’effet sur la baisse de la délinquance générale et aucun impact sur l’inquiétante augmentation de la délinquance des mineurs puisque ces mineurs sont nés sur le territoire.

Il ne s’agit pas non plus, de problème d’intégration, d’assimilation ou d’absorption…Il n’y a que des délinquants dont l’origine ou la couleur importe peu…parole de victime ! L’arsenal juridique et les nombreuses réponses pénales suffisent à traiter tous les cas et toutes les affaires dès lors que la justice soit réactive et la même pour tous.

Pour éviter les dérives et la stigmatisation devenue quasi-systématique des habitants des quartiers populaires, nous appelons de nos vœux, depuis plusieurs années déjà, l’Etat et les collectivités (Intérieur, Justice, Education Nationale, Mairie, Plaine Commune) à travailler en cohérence pour lutter efficacement contre les violences.

Alors que Saint-Denis est la ville la plus insécure de France, nous attirons l’attention sur le fait qu’il n’existe aucun plan de prévention de la délinquance des mineurs définissant les actions à mettre en place à court, long et moyen terme dans les écoles, collèges, lycées, antennes jeunesse…. . Les effectifs de policiers manquent toujours sur le terrain, le taux d’encadrement des équipes reste trop faible, absence de formation des policiers…

Certains engagements municipaux n’ont toujours pas été respecté (développement des Maisons de la parentalité pour restaurer la responsabilité des familles, dispositif SOS Parents, Observatoire de la sécurité, recrutement de policiers municipaux, accueil plus importants de travaux intérêts généraux…).

Les échecs successifs des différentes politiques de sécurité menés jusqu’ici sont dus à la mauvaise implication de l’ensemble des élus nationaux et locaux qui restent les seuls décideurs en matière de sécurité publique. Les pouvoirs publics doivent prendre leurs responsabilités.

La sécurité est l’affaire de tous.

Les membres du bureau
Contact presse : Sénia Boucherrougui – 06 62 54 64 57

Le livre La Saltarelle des BaronnesAssociation contre la Violence à Saint Denis/Plaine Commune     BP 26 93201 Saint Denis Cedex       colvp@voila.fr

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